Tambour-gobelet de la tradition musicale arabe que l’on retrouve sous plusieurs formes dans les pays du Maghreb, de l’Extrême et du Moyen-Orient, de l’Asie et dans les pays Européens parcourus par les Gitans, la darbuka peut être faite de métal, de bois, de terre cuite ou de céramique avec une peau de plastique ou d’animal (chèvre ou poisson), accordable ou non. Elle se joue placée horizontalement sur la cuisse avec une technique élaborée comprenant frappes avec la main et les doigts et étouffements de la peau. Les techniques et les rythmes varient selon les régions, mais la darbuka offre toujours une grande liberté rythmique et mélodique.
Petit historique de la darbuka et des systèmes rythmiques arabe, maghrébin et turc
Les premières traces de la darbuka remonteraient à 3000 ans, elle est intimement liée au tombak iranien de par ses caractéristiques physiques et la technique de jeu. Malgré son évidente ressemblance au djembe africain, les deux instruments auraient évolué de façon parallèle et indépendante. Dans les traditions arabe et maghrébine, la darbuka est liée autant à la musique classique qu’à la musique folklorique et populaire. Le système principal de la musique classique arabe est le Maqam (Nûbât pour le Maghreb, Makam en Turquie), et le système d’organisation rythmico-temporel se nomme Ouasn (Mizân ou Wazn et Dawr pour le Maghreb, Usul en Turquie). Un Ouasn est donc un segment temporel qui peut couvrir de 2 à 176 unités de temps (Darb Fath ou Zarbi Fethi, ou rythme de la conquête, qui est un rythme composé par Abdul Kadir au 14ième siècle pendant la période ottomane qui peut se compter en 88 ou 176 temps), ce segment est divisé en 2, 3 ou 4 (ou même plus pour les longs cycles rythmiques) éléments qui contiennent chacun un certain nombre d’unités de temps. Ces unités peuvent être caractérisées de deux façons, par l’accentuation présente ou non sur l’unité de temps, et par la durée de l’unité. Nous nous retrouvons donc avec un système rythmique qui au lieu de diviser systématiquement les cycles rythmiques en mesures égales, les regroupent en cellules de durée variable généralement soulignées par une accentuation. On peut donc diviser une mesure de 8 temps en 3 + 3 + 2 ou 3 + 2 + 3. Cette caractéristique spécifique semble découler du fait que la musique et la percussion classique ont évolué sous l’égide de la poésie et du chant. Tout comme dans la parole où les syllabes, les mots et les sections de phrases n’ont pas tous la même durée et la même accentuation, il en va de même pour la musique classique arabe dans laquelle le rythme s’est fixé sur la métrique de la poésie. En dernier vient l’art de l’ornementation sans lequel les rythmes ne seraient que des structures squelettiques et répétitives. Le percussionniste peut enrichir ou momentanément «casser» la structure rythmique à l’aide de roulements, d’étouffements de la peau, de syncopes, de l’utilisation de contretemps ou en changeant l’unité de subdivision des temps (passer d’une division binaire à une division ternaire par exemple).
Détails des cours de darbuka
Posture et position des mains
Exercices de réchauffement et d’étirement des poignets et des doigts.
Exercices d’indépendance des mains et des pieds.
Frappes de base : doum, tek, sak.
Exercices avec frappes de base.
Rythmes binaires de base.
Roulements simples : fermés
Ornement de la main gauche : annulaire/majeur.
Blocages et jeu de timbres.
Techniques de division de la main gauche (annulaire/index).